|
| | Paris ne ris pas, mais j'ai quelque chose à te dire, c'est toi mon papa | |
| | Auteur | Message |
|---|
Eileen H. Moscovitch

⊱ Âge: 20 ans ⊱ Statut: Célibataire ⊱ Messages: 1117 ⊱ Pseudo: Eileen Heaven ⊱ Avatar: Misha Barton ⊱ Crédits: Shinedown
 | Sujet: Paris ne ris pas, mais j'ai quelque chose à te dire, c'est toi mon papa Dim 30 Oct - 17:08 | |
| « Tu cesseras d'être déçu quand tu auras cessé d'espérer. » G. Musso  19h30. Eileen regarda cette foutue pendule qui n'avançait à rien. Le temps, quelle connerie. Cette notion a été inventée juste pour stresser les gens, les rendre triste et nostalgique. Elle eut envie de décrocher la pendule et de la balancer par la fenêtre en criant "Ahah ! Je t'ai eu ! Tu n'aura pas raison de moi ! Au diable le temps !". Elle secoua la tête. Eileen, Eileen, tu deviens folles ma pauvre fille. Elle se sentait seule. Affreusement seule. Et même, pire que ça. Elle jeta un coup d'oeil vers son pc, des photos étaient accrochées tout autour. Il y avait pleins de monde pourtant autour d'elle. Il y avait ... Que des gens dont elle n'avait pas retenu le nom. Tous des étrangers. Ah non, il y avait Maxence. Elle laissa échapper un petit rire moqueur. Maxence, il est comme Cheastshire, il apparait avec son sourire ironique, et il disparait, et au moment ou on ne s'y attends pas, il réapparait. La dernière fois qu'elle l'avait vu c'était il y a un mois. Il l'avait appelé alors qu'ils ne s'étaient pas parlé depuis .. Et ben depuis qu'ils avaient couché ensemble, on peut le dire. Y'avait quelque chose de particulier entre eux. Eileen n'avait jamais su le définir. Qu'importe, il était la à sa manière. Elle jeta à nouveau un regard vers la pendule, 19h45. Bon sang, mais c'est pas possible de s'emmerder à ce point la ! La jeune femme se dit qu'un peu d'air frais lui ferait peut être pas de mal, tant pis s'il faisait noir et pas très chaud. Elle enfila un pull beige et un jean. Attrapa une veste et fila dans la nuit.
Ce qui est drôle à Paris, c'est que même quand il ne fait plus jour, il y a du monde partout. Paris ne dors jamais. Eileen avança au hasard, dans les rues qu'elle connaissait par coeur. Sans réfléchir, elle se dirigea vers Le Marais pour au final se retrouver sur les bords de la Seine. Les quais de la Seine, ils en avaient vus des choses, et entendus aussi. Eileen venait souvent s'assoir ici. Pour y balancer ses pensées. Et peut être que quelqu'un pourrait les rattraper de l'autre côté du rivage. Parfois, en regardant l'eau dormir paisiblement, elle se souvenait des après midi au bord du Neva avec son frère, à Saint-Pétersbourg. Ils regardaient ce fleuve puissant et suivaient de temps en temps son cours pour remonter vers les nombreux lacs qu'il alimentait. Eileen sentit son coeur s'alourdir. Son frère, où était-il, que faisait-il en ce moment ? Elle s'asseya sur un muret près de la Seine. Elle soupira et regarda devant elle. L'eau, l'architecture, le ciel, les lumières, tout étaient magnifique à voir, mais quelle importance quand on a personne avec qui partager ?  _________________ Every good stories begin with "well, we were drunk..." _____________ Savoir qu'on n'a plus rien à espérer n'empêche pas de______________ continuer à attendre. ________________________________________
|
|  | | Maxence Dashwood ▽FUCK THE HATERS

⊱ Âge: vingt-trois ans ⊱ Statut: officiellement marié, officieusement célibataire pour les plans cul. ⊱ Messages: 656 ⊱ Pseudo: leavesden ⊱ Avatar: ian fuckmeholder ⊱ Crédits: aurélie
 | Sujet: Re: Paris ne ris pas, mais j'ai quelque chose à te dire, c'est toi mon papa Mer 16 Nov - 14:00 | |
|  La musique est la seule chose qui reste vivante durant des siècles et ne m'abandonne jamais. Ne pas se lever, rester coucher, mettre la musique à fond, regarder le plafond pendant des heures étaient bien plus faciles que de faire un pas dehors, que de voir ces têtes qu'on a juste envie d'éclater contre un mur. Depuis mon retour de São Paulo, tout avait changé. Paris n'était plus ma ville, elle me semblait étrangère peut-être parce que ma vie se résumait à un tourbillon infernale. Comme un con, je regardais le plafond, cherchant à trouver une chose qui m'aiderait à avancer. Ce plafond je le connaissais par coeur : il était tout blanc et ne voulait pas m'aider. Tous mes plans voués à des échecs comme toutes ses heures à le regarder parce qu'on a plus rien à foutre. Je suis foutu. Tout ce qu'on demande c'est de retrouver la personne oubliée, de revoir ses traits, son sourire, son rire, de ne jamais l'oublier. La mémoire efface tout, les drogues n'aident pas. J'avais arrêté depuis un mois de fumer de la beu, de prendre de la coke, je n'avais jamais eu une mine aussi affreuse. Des cernes, le teint pâle, la gorge sèche, les yeux rouges, une migraine affreuse, chaud, toujours chaud. Mon cerveau ne m'écoutais plus, j'étais fatigué à longueur de journée. C'était quoi ce délire, c'était quoi mon problème ? J'aurais pu rester Maxence Dashwood, continuer d'exister, de faire la fête, d'être un connard ... mais j'avais bien mieux en tête, quelque chose de rêver, d'espérer qui dépassait toutes mes attentes et je comptais bien y arriver. Les seules personnes qui avaient le droit à de mes nouvelles étaient moi et moi, les autres ils pouvaient crever j'en aurais eu rien à branler. Le proverbe : la vie est une pute, ne m'avait jamais paru aussi vrai.
Dans mon lit king size, musique à fond pour bien emmerder les voisins, je me sens seule alors que deux autres personnes (des filles de préférences) auraient pu rentrer et aussi facilement sortir. Sauf que rien ne me tentais, les filles m'écoeurait, toutes des putes. J'avais envie de les brûler, de les tuer, de me venger de je ne sais trop quoi, elles sont artificielles. C'est pour ça que j'avais arrêté, tout. En trois mois, voir plus, ma vie a basculé : plus personne sauf moi, qui reste comme un con car j'arrive toujours à me regarder dans une glace sans avoir envie de me suicider, pour l'instant. La mort n'a jamais été aussi proche, quand je m'en rappelle ça me donne la gerbe, le pire c'est qu'on est impuissant, on la regarde, on lui dit bonjour et puis au revoir. Non, le mieux c'est de l'éviter, de ne pas sombrer. Je soupirais, puis décidait tant bien que mal de me lever, ce soir je revenais, que ce soir, avant de partir deux mois de plus. Je ne voulais pas sortir, rester enfermer ne me gênais pas, voir les gens avec ce sourire niais vous dire « Maxence, comment vas-tu? ... Tu as très bonne mine! ... Merci, ouais salut .... ça va et toi? ... » Toutes ces banalités à mourir d'ennuies. Ma vie m'emmerde, je dois me trouver un nouveau jeu, faire reparler de moi, revenir. Je me dirige vers mon salon, ouvre un tiroir et prends mon sachet, étale la poudre sur ma table en faisant soigneusement une ligne, me penche et retrouve instantanément toutes mes habitudes : elles n'étaient jamais parties. C'est l'euphorie. Retrouvaille. La première chose que je décide de faire c'est des retrouver mes bagnoles qui coûteraient la peau du cul aux gens inférieurs à nous, et de prendre mon bébé : ma Porsche 911 GT2 RS noir, mon dernier bijou en date. J'ai la chance d'avoir un compte rempli et de m'acheter toutes les voitures que je désire selon mes envies d'enfants pourris gâtés.
Alors on y va, l'aiguille passe de zéro à cent en trois secondes, je me sens comme pousser des ailes, à fond sur le périph à cent soixante, car plus rien ne compte, à part moi et ma bagnole. J'espère me planter, que cet instant ne s'arrête jamais, la cocaïne m'a mis dans mon meilleur état, prêt à envoyer chier toutes l'élites Parisiennes, toutes ses copies conformes. Le Queen est l'endroit choisi, sauf que je me rends compte que j'ai plus de clopes. Le Marais est le plus proche, en deux trois mouvements j'effectue mon créneau impéccablement et regarde les passants avec un sourire moqueur matter mon bébé. Je rentre, achète mon paquet, ressors... J'aurais du partir, mais je n'ai pas pu. Je me fige, elle est là, sur le pont à quelques mètres. Alors je ne peux m'empêcher de prononcer son prénom comme un con, figé sur le trottoir à la regarder. Deux solutions s'offrent à moi ; partir comme un trou du cul que je suis ou bien la retrouver et ... et je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que je risque de m'en prendre pleins la gueule. Deux fois que je joue le con, que je lui fais le coup, mais elle revient toujours, car elle est la seule qui me comprends, à qui je m'ouvre autant, avec qui je ne suis pas ce petit péteux que tout le monde connait. Non, avec elle je suis moi. Le Maxence que personne ne connait à part elle. J'y allais. Plus que deux mètres, avance... « Salut... » dis-je comme si ça semblait naturel. J'étais juste derrière elle, prêt à me faire sermonner, car c'est Eileen et que d'elle j'accepterais tout. _________________ ∆ SEX, DRUGS, ROCK'N ROLL, SPEED, WEED, BIRTH CONTROL. LIFE'S A BITCH AND THEN YOU DIE. SO FUCK THE WORLD AND LET'S GET HIGH! |
|  | | Eileen H. Moscovitch

⊱ Âge: 20 ans ⊱ Statut: Célibataire ⊱ Messages: 1117 ⊱ Pseudo: Eileen Heaven ⊱ Avatar: Misha Barton ⊱ Crédits: Shinedown
 | Sujet: Re: Paris ne ris pas, mais j'ai quelque chose à te dire, c'est toi mon papa Mar 10 Jan - 20:31 | |
|  Les rêves ont l'intensité de l'éphémère. Ils affranchissent l'inconscient et nous livrent à la torpeur du réveil, proscrits du rêve, proscrits du réel, à l'entre deux mondes, abandonnés sur l'hôtel de la nudité de l'esprit. L'entier en version flash. Au fond, ma vie c'était un peu ça. Que des flash, avec des bouts qui manquent. Pas à cause de l'alcool, ni de la drogue, non c'est finit ça. Mais je sais pas... J'ai l'impression qu'il manque quelque chose, quelqu'un. Si seulement Kahlan était là. Elle saurait comment faire elle, elle saurait quoi me dire. Je vacille entre deux monde, entre le rêve et la réalité. Je suis qui, je fais quoi ? Jamais je n'avais eu de moments de doutes comme celui la. Jusqu'à présent, je m'en foutais pas mal de qui j'étais. Jusqu'à ce que j'essaye d'envisager le futur. L'autre jour dans la rue, un petit garçon et sa maman étaient devant la vitrine d'un magasin de jouets. J'étais assise en face à fumer une clope sans m'en occuper quand leur conversation me figea. Ce petit garçon la, peut être étais ce du à l'insouciance de l'enfance mais il savait qui il était et surtout ce qu'il voulait devenir. Construire des jouets en bois pour faire rêver les enfants qui viendraient après lui. Son air déterminé aurait du m'attendrir mais il me fit peur. J'imaginea sa mère se tourner vers moi et me dire “Et toi, Eileen, pauvre fille, qu'est ce que tu vas faire de ta vie ? Les petites séances de maquinnat pour t'éclater ça ne durera pas. Et tes études à la sorbonne, c'est un abonnement touriste ?”. J'eue la sensation d'être glacée jusqu'aux os. Mais oui, franchement, l'argent de papa me tombera pas toujours dans les poches. Cependant, pour savoir ce que je voulais faire, il fallait déjà savoir ce que j'aime. Et comment peut on se construire quand on vit avec des gens qui partent, qui disparaissent et qui parfois reviennent. Kahlan, Nicolas, je vous en supplie revenez ! « Salut...» Je sursauta, limite à en tomber dans la seine. Tiens, ça aurait fait une drôle de scène ça me direz vous. Mais oui, blablabla. Folie quand tu nous tiens ... Perdue dans mes pensées je n'avais pas fais attention à ce qui se passait autour de moi. Et cette voix... Pas besoin de me retourner pour savoir qui avait pronnoncé ces mots. J'en eu un frisson. Cheastshire je disais. Maxence, tu apparais et tu disparais au moment ou on s'y attends pas, comme ce foutu chat. Je tourna la tête vers lui et le dévisagea. Mon dieu, Maxence mais qui es-tu ? Tu as déjà l'absence d'un mort et le don de me surprendre comme le ferait un fantôme mais ton teint ... Il était plus proche de celui d'un zombie qu'un zombie ne peut l'avoir lui même. Quelques minutes s'écoulèrent sans que je dise quoique se soit. Maxence semblait attendre, comme on attend sa sentence. En silence. Un silence de mort, ahah, rien ne joue en ta faveur sur ce côté la. J'arrêta mes pensées noires. Tu sais Maxence, planté la derrière moi, à me regarder avec tes petits yeux, tu ressembles à un pauvre petit chat abandonné. Plus rien à voir avec Cheastshire, Je veux bien t'adopter tu sais... Mais tu risques de faire bien des dégâts. Je me décida enfin à parler d'un ton tranchant mais tout aussi inquiet : « Maxence j'te jure, si t'arrête pas de fumer des conneries, j'te parle plus.» Wouaw, quelle répartie. On appelle ça du chantage affectif non ? A son expression surprise, je retiens mon sourire amusé. Sinon j'ai plus de crédibilité. _________________ Every good stories begin with "well, we were drunk..." _____________ Savoir qu'on n'a plus rien à espérer n'empêche pas de______________ continuer à attendre. ________________________________________
|
|  | | Maxence Dashwood ▽FUCK THE HATERS

⊱ Âge: vingt-trois ans ⊱ Statut: officiellement marié, officieusement célibataire pour les plans cul. ⊱ Messages: 656 ⊱ Pseudo: leavesden ⊱ Avatar: ian fuckmeholder ⊱ Crédits: aurélie
 | Sujet: Re: Paris ne ris pas, mais j'ai quelque chose à te dire, c'est toi mon papa Ven 20 Jan - 19:34 | |
|  Voilà des jours, des heures que je ne comptais même plus, des longs mois où je ne prenais même pas la peine d'avoir de ses nouvelles et ... Une nouvelle fois : le destin. J'ai souvent joué avec le destin, mis une grande importance sur cela, alors quand je ne voyais pas une personne je ne faisais l'effort d'avoir de ses nouvelles malgré les rumeurs qui circulent si facilement à Paris. J'attendais la prochaine soirée qui nous réunirait, le pétard que nous fumerions à tour de rôle, la bouteille que nous descendrons à deux, à quatre, et puis le Champagne qui coulera a flot. Ce destin; je n'y crois plus. Tout à commencer un an de cela, voir plus, tout à commencer sans que je ne puisses réagir. La rupture est le début du commencement des emmerdes, de tous les evenements sous mes yeux qui vont me defiler, me défier, me geler... Et finir par me tuer comme tout le reste, tout le monde. Le commencement est donc cette rupture et son départ dont je ne dirais plus, puis cette mort soudaine et inimaginable dont je ne dirais plus, puis une autre qui s'ensuit, qui était malgré tout ce que j'eusse espérer, une évidence, dont je ne dirais plus. Et puis ... Le pire. Elle. Alors quand on perd à tour de rôle des personnes importantes à ses yeux on a deux choix : crever d'une overdose ou bien ne rien faire, partir... J'ai choisi le deuxième, je ne sais pas si c'était la bonne chose à faire mais de loin la plus facile, quoi que j'etais arrivée a un stade où rien ne pouvait m'atteindre. Je me noyais dans les drogues, dans l'alcool, dans les putes qui elles comme les autres défilaient. Et puis tout à changer.
Je prononce ce mot, ce "salut" qui sonne faux et lointain. Mon regard s'abaisse et l'espace d'un instant je regarde l'alliance -qui ne ressemble en rien a une bague de mariage- sur mon annulaire gauche. Tout me parait faux face à elle, mon mariage elle aurait dû être la, au premier rang. Je ne sais pas si elle serait venue, car avec Eileen ça a toujours été si particulier, rien de commun et qu'à la fois je doute qu'elle m'aurait laissé me marier, moi qui stipulais haut et fort que ce n'était que connerie et qu'à vingt-trois ans le mariage été loin d'être dans mes principes. Fini, Maxence se range, doit fidélité à sa magnifique épouse. Ce matin, en me réveillant je l'ai regarder, elle est si belle, je suis si chanceux de l'avoir à mes côtés... Même si nous ne vivons pas ensemble, je lui préviligies tous mes moments pour ne pas sombrer, une nouvelle fois dans la folie. Il n'y a rien à dire sur nous deux, je suis un homme marié et rangé, mais combien de temps lui reste-il à cette épouse avant que le loup ne se réveille ?C'est une question qui ne se pose plus, qui ne sait pas que je ne suis pas imprévible et qui ne faut pas se fier à ce qu'on voit, peut-être à ce qu'on dit... Eileen face à moi ça ne rimait à plus grand-chose, j'étais toujours heureux de la voir, preuve à l'appui : quelque minutes avant je prononçais son prénom comme un con. Mais tout changer, il y avait cette distance, cet écart, cette connerie de m'être envoyer en l'air avec elle dans les bois et chez moi, erreur, erreur, erreur... J'aimerais retourner en arrière et ne pas franchir cette limite, l'amitié ne rime pas avec cul, or elle et moi on avait profiter deux fois de trop de notre attirance envers l'autre. Je n'ai jamais su réellement comprendre Eileen, d'une certaine façon j'aurais aimé l'avoir rien que pour moi, au moins une fois, mais je pense qu'elle ne m'aurait jamais fait confiance et qu'elle aurait bien eu raison. Ce silence me glace, j'attends... je ne sais quoi. Une réponse serait déjà bien. Comme à son habitude, fidèle à elle-même elle me répond quelque chose d'à côté, après des mois d'absence je ne mérite même pas une punition de sa part. Son regard la trahit, ou bien est-ce moi qui la connait trop bien pour voir que je lui fais peur vu la blancheur de ma peau, moi, habitué à avoir un bronzage parfait en toute circonstance ne ressemble à plus grand-chose comme notre relation qui à mes chaques disparitions se fissurent un peu plus... J'ignore son chantage, honnêtement c'est une peine perdue mais elle peut toujours essayer si elle le souhaite. << Comment vas-tu depuis...? >> merde, le "depuis" est peut-être de trop. _________________ ∆ SEX, DRUGS, ROCK'N ROLL, SPEED, WEED, BIRTH CONTROL. LIFE'S A BITCH AND THEN YOU DIE. SO FUCK THE WORLD AND LET'S GET HIGH! |
|  | | Eileen H. Moscovitch

⊱ Âge: 20 ans ⊱ Statut: Célibataire ⊱ Messages: 1117 ⊱ Pseudo: Eileen Heaven ⊱ Avatar: Misha Barton ⊱ Crédits: Shinedown
 | Sujet: Re: Paris ne ris pas, mais j'ai quelque chose à te dire, c'est toi mon papa Lun 2 Avr - 1:00 | |
|  « Comment vas-tu depuis... ? » Cette phrase, ou plutôt cette question, résonna dans ma tête. Je le regarda avec des yeux perdus. Il était à côté de moi, et pourtant j'avais l'impression qu'il était à des lieux d'ici, de mon havre de paix qui devenait un endroit maudit. Depuis quoi ? Depuis quoi hein ? Depuis qu'on a couché ensemble Maxence ? Tu peux le dire, j'ai pas honte et je ne regrette pas. C'est toi, toi qui t'enfuis à chaque fois. Si tu savais comme je m'en fou, que se soit passé ou pas, de ce que pense les autres, de ce que t'en pense toi. Tout ce que je veux c'est avoir quelqu'un, sentir une présence. De la douceur. Je n'ai jamais vraiment su ce que je ressentais pour lui. On aurait dit qu'on était comme destiné, un jour on est les meilleurs potes du monde, le lendemain l'un de nous disparaît, puis il réapparaît et on recommence. Comme si on était attiré l'un à l'autre, assez pour revenir même au bout des plusieurs mois. Même si ces derniers temps, c'était plus souvent lui qui prenait la fuite. J'en ai assez de tous ces jeux. Pas de chichi, comme on dit on baise ensemble mais on ne tombe amoureux. Vendu, ça me va, mais offrez moi juste de la chaleur. J'ai froid toute seule. J'ai bien Maël, j'ai bien Mélodie, j'ai également Julien et d'autres. Mais se sont des connaissances qui frôlent l'amitié. Je veux dire, bien sur se sont des amis, mais ils ne seront jamais comme Maxence. La solitude, c'est ce qu'il y a de pire quand on vieillit, je crois. Pire que les douleurs en tout genre, que les intestins paresseux ou le souffle court en montant un escalier que l'on aurait grimpé quatre à quatre quand on avait vingt ans... La solitude est pire. Tu sais Max, je serais capable de te pardonner bien des choses, tu n'imagines même pas à quel point. Mais je crois que je serais incapable de te le pardonner si tu mourrais à cause des ces conneries. Parce que tu m'aurais abandonné. Tu as commencé à m'abandonner avec ces saloperies. C'est pas toi, là tout de suite, c'est pas toi. C'est les événements qui ont pris le pas sur toi. C'est l'alcool et la drogue qui parlent pour toi. Je ne sais plus quoi dire, ni faire. Mes yeux n'avait pas lâché les siens. Il soutenait mon regard comme si ça l'effrayait de baisser les yeux, d'avouer que ce mode de vie ne lui convenait pas. Je fronça les sourcils et plissa les yeux. « Tu me fais peur Maxence... » Oui, j'ai peur que tu partes et que tu reviennes plus jamais. Je tourna le regard vers le fleuve. Je n'aurais plus qu'à me jeter dans la Seine. La solitude me pèse terriblement. Je refoule ma dépression, je refoule mes sentiments, je les garde bien caché au fond. Les gens me voient comme avant, mais en plus sages. Ils ont l'impression que j'en ai marre de faire la fête, de boire... Mais en faite, je continue de foutre ma vie en l'air vous savez. Pas de la même façon c'est tout. Je refoule ce que je ne veux pas admettre, mais c'est en train de prendre le dessus la. Je perds tout contrôle. Je me leva, j'étais ainsi debout sur le muret qui me séparait de l'eau. Je voulais juste voir ce que ça faisait de se tenir au bord. Je ne voulais pas sauter, juste sentir. La tête penchée, un peu en équilibre. Je sentis la stupéfaction et l'effraiement de Maxence alors je recula et descendit à côté de lui, un peu perdue. « Ne me laisse plus ici, ne me laisse plus cette fois, même si je ne suis rien pour toi.» _________________ Every good stories begin with "well, we were drunk..." _____________ Savoir qu'on n'a plus rien à espérer n'empêche pas de______________ continuer à attendre. ________________________________________
|
|  | | | | Paris ne ris pas, mais j'ai quelque chose à te dire, c'est toi mon papa | |
|
Sujets similaires |  |
|
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |